Conçues à l’origine pour assurer prioritairement la défense anti-sous-marine d’un groupe aéronaval, les frégates de lutte anti-sous-marine (FSAM) ont vu leurs capacités d’action au-dessus de la surface renforcées afin de faire face aux menaces d’aujourd’hui.

Sûreté maritime et approche des côtes, sauvegarde maritime et action de l’Etat en mer, lutte contre la piraterie maritime, lutte contre le terrorisme et soutien de la dissuasion formaient ainsi l’ensemble des missions du bâtiment.

Après 33 ans de bons et loyaux services, les 230 membres d’équipage de la frégate ont réalisé leur dernière mission en mer Baltique et Atlantique nord avant son désarmement et son retrait du service actif d’ici au 26 juillet. Comme le Cassard puis, en 2020, le La Motte-Picquet, le Latouche-Tréville et le Jean Bart, le bâtiment est remplacé par les nouvelles frégates multi-missions (FREMM). Cinq sont pour le moment en service : l’Aquitaine (2015) et la Bretagne (2019) à Brest, ainsi que les Provence (2016), Languedoc (2017) et Auvergne (2018) à Toulon. En essais, la Normandie sera opérationnelle à la pointe bretonne en 2020. On imagine que le retour à quai et auprès des familles le 20 mars dernier avait un goût particulier et un brin nostalgique à l’issue de cette toute dernière mission de 220 jours d’absence dont 168 en mer.